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Herboriste indépendant en micro-entreprise : la liste des 148 plantes autorisées

Vendre des plantes médicinales en micro-entreprise sans diplôme d'herboriste, supprimé depuis 1941 : liste des 148 plantes autorisées hors monopole pharmaceutique et régime BIC.

Herboriste indépendante pesant des plantes médicinales séchées dans une boutique en bois remplie de bocaux étiquetés

Le titre d’herboriste n’existe officiellement plus en France depuis 1941. Ce n’est pourtant pas un métier interdit : c’est une activité qui s’exerce aujourd’hui dans un cadre légal précis, structuré autour d’une liste de plantes librement vendables et d’une frontière stricte à ne jamais franchir.

Un diplôme supprimé, un métier qui persiste autrement

Le diplôme d’herboriste a été supprimé en France en 1941, au profit d’un monopole pharmaceutique renforcé sur la vente des plantes médicinales. Depuis cette date, il n’existe plus de titre officiel d’herboriste reconnu par l’État, contrairement à d’autres pays européens où cette formation subsiste encore aujourd’hui.

Une personne qui se présente comme herboriste en France exerce donc sans diplôme reconnu par l’État, dans un cadre légal qui repose entièrement sur une liste précise de plantes autorisées à la vente libre, et non sur une qualification professionnelle protégée comme pour d’autres métiers présentés sur ce site.

Cette situation historique surprend souvent : le métier d’herboriste évoque une tradition ancienne et un savoir-faire reconnu, alors que son cadre légal actuel repose entièrement sur une liste administrative de plantes, sans lien direct avec une quelconque validation des compétences du vendeur.

La liste des 148 plantes : le cœur du cadre légal

Un décret de 2008 a libéralisé la vente libre de 148 plantes médicinales précisément listées, hors du monopole pharmaceutique. Ces plantes peuvent être vendues séchées, en vrac ou conditionnées, par un vendeur non pharmacien, sans diplôme spécifique.

Au-delà de cette liste, toute autre plante à visée médicinale reste réservée à la vente en pharmacie, une frontière stricte à ne jamais franchir sous peine d’exercice illégal de la pharmacie. Avant de proposer une nouvelle référence, il est indispensable de vérifier précisément qu’elle figure bien dans cette liste officielle, plante par plante, car une seule référence non conforme suffit à exposer l’ensemble de l’activité à un risque de sanction.

Le piège de l’allégation thérapeutique

Associer une allégation thérapeutique à la vente d’une plante, en affirmant qu’elle traite ou guérit une affection précise, expose à des poursuites pour exercice illégal de la pharmacie ou de la médecine. La communication commerciale doit se limiter au registre du bien-être et de la détente, sans jamais promettre d’effet curatif sur une pathologie identifiée.

Cette nuance, essentielle, distingue une tisane vendue « pour la détente en fin de journée » d’une tisane présentée comme « traitant les troubles du sommeil » : la première reste dans le champ légal du bien-être, la seconde bascule dans une allégation médicale réservée aux professionnels de santé, un piège comparable à celui rencontré par le praticien bien-être qui doit éviter le mot massage.

BIC vente : le régime fiscal applicable

La vente de plantes médicinales relève des BIC vente de marchandises.

PosteMicro-BIC (vente de plantes médicinales)
Abattement forfaitaire71 % du chiffre d’affaires
Plafond de chiffre d’affaires188 700 €
Cotisations socialesEnviron 12,3 % du chiffre d’affaires encaissé, taux à vérifier sur urssaf.fr
Référencement produitVérification systématique de la liste des 148 plantes autorisées

Un vendeur qui propose également des conseils personnalisés facturés séparément doit ventiler son chiffre d’affaires entre vente et prestation de service, comme détaillé dans notre article sur les activités mixtes en micro-entreprise, chaque catégorie relevant d’un régime distinct.

Se lancer : les trois premiers réflexes

Avant d’ouvrir la boutique, physique ou en ligne : vérifier plante par plante que chaque référence figure bien dans la liste officielle des 148 espèces libérées du monopole pharmaceutique, rédiger l’ensemble de sa communication commerciale sans jamais associer une plante à une allégation thérapeutique précise, et former systématiquement sa clientèle sur la distinction entre bien-être et traitement médical pour éviter toute confusion préjudiciable.

Questions fréquentes

Peut-on encore devenir herboriste diplômé en France ?

Non. Le diplôme d'herboriste a été supprimé en France en 1941, au profit d'un monopole pharmaceutique renforcé sur la vente des plantes médicinales. Depuis cette date, il n'existe plus de titre officiel d'herboriste reconnu par l'État, contrairement à d'autres pays européens où cette formation subsiste. Une personne qui se présente aujourd'hui comme herboriste exerce donc sans diplôme reconnu, dans un cadre légal encadré par la liste des plantes autorisées à la vente libre.

Quelles plantes un vendeur non pharmacien peut-il légalement vendre ?

Un décret de 2008 a libéralisé la vente libre de 148 plantes médicinales précisément listées, hors du monopole pharmaceutique. Ces plantes peuvent être vendues séchées, en vrac ou conditionnées, par un vendeur non pharmacien, sans diplôme spécifique. Au-delà de cette liste, toute autre plante à visée médicinale reste réservée à la vente en pharmacie, une frontière stricte à ne jamais franchir sous peine d'exercice illégal de la pharmacie.

Un vendeur de plantes peut-il affirmer qu'une tisane soigne un trouble précis ?

Non, en aucun cas. Associer une allégation thérapeutique à la vente d'une plante, en affirmant qu'elle traite ou guérit une affection précise, expose à des poursuites pour exercice illégal de la pharmacie ou de la médecine. La communication commerciale doit se limiter au registre du bien-être et de la détente, sans jamais promettre d'effet curatif sur une pathologie identifiée, une nuance essentielle à intégrer dans l'étiquetage et la présentation des produits.

Comment vérifier qu'une plante fait bien partie de la liste des 148 espèces autorisées ?

Avant de proposer une nouvelle référence, il est indispensable de vérifier précisément qu'elle figure bien dans la liste officielle des plantes libérées du monopole pharmaceutique. Cette vérification, à effectuer plante par plante avant tout référencement, protège le vendeur d'un risque de sanction qui pourrait toucher l'ensemble de son activité, même si la majorité de son catalogue reste parfaitement conforme.

Quel régime fiscal pour un herboriste indépendant en micro-entreprise ?

La vente de plantes médicinales relève des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), catégorie vente de marchandises, avec un abattement forfaitaire de 71 % et un plafond de chiffre d'affaires de 188 700 €. Un vendeur qui propose également des conseils personnalisés facturés séparément doit ventiler son chiffre d'affaires entre vente et prestation de service, chaque catégorie relevant d'un régime distinct.